LES INFOS:

Site internet: www.anacr-haute-vienne.com
Adresse de messagerie ANACR: anacr87@orange.fr

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Réunion du Comite Départemental
de la Haute Vienne


REUNION MENSUELLE
Samedi 6 novembre 2021
Salle n° 4
Espace associatif
40 rue Charles Silvestre

87100 Limoges
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NOUVEAU
L'association des Créateurs et Amis du musée de la première brigade
de Peyrat-le Château, vient de créer son site.
Lien ci-dessous
http://musee-resistance-peyrat.fr/


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Soutien au Musée de la Résistance et de la déportation de Romans sur Isère :

Lors de sa réunion du 18 août dernier, le comité local de l’ANACR Meillard-Le Montet (Allier) a décidé de proposer à l’ensemble de ses adhérents de manifester leur soutien au Comité de défense du Musée de la Résistance et de la Déportation de Romans sur Isère en signant la pétition demandant sa réouverture.

C’était un musée.

A l’origine des faits, la municipalité de la ville de Romans sur Isère a décidé de fermer le Musée de la Résistance et de la Déportation (le site Internet du Musée a aussi été fermé) et de transférer son contenu aux archives municipales. Il est aussi évoqué la « numérisation » du fonds et la constitution d’exposition itinérante…

Ce musée avait été créé en 1972 par trois associations (l’Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance ANACR, la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes FNDIRP et les Pionniers du Vercors) avec une convention signée par la municipalité d’alors qui stipulait que « les fonds du musée sont la propriété intellectuelle des résistants, des déportés et de leurs descendants, et ne peuvent subir de modification sans accord préalable du conseil scientifique. ».

C’était un musée, DE LA RESISTANCE & DE LA DEPORTATION.

C’était un musée que la municipalité de Romans sur Isère a décidé de fermer en renvoyant son fonds aux archives municipales…

D’un passé, faisons table rase… Archives et musée se nourrissent du passé dans leurs racines communes ; les unes aux fins de sa conservation et l’autre avec l’ambition du partage, de l’enseignement des nouvelles génération… Dans le cas de figure, ce n’est pas le musée qu’on déménage, mais la mémoire de la Résistance qu’on écarte de la place publique.

« Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d'études, d'éducation et de délectation. »

C’est la définition donnée par Le Conseil international des musées (ICOM), une organisation fondée en 1946 en lien avec l’ONU et l’UNESCO.

Cette définition ne suffirait-elle pas à mettre le patrimoine mémoriel de la Résistance à l’abri des volontés d’élus autrement que dans une démarche de promotion et de soutien à son développement.

L’argumentaire de la municipalité laisse pantois :

« La Seconde Guerre mondiale est terminée depuis plus de soixante-quinze ans. Les acteurs de ce douloureux conflit ont aujourd’hui disparu ou sont très âgés […]. Grâce à l’évolution extraordinaire de la techno­logie depuis vingt ans […], les élèves de 2021 ont maintenant à leur disposition des milliers de documents audiovisuels qu’ils peuvent exploiter en cours, avec leurs enseignants, seuls ou en groupe. »

L’argument aussi fallacieux que contestable d’un « renouvellement de l’approche de cette période historique » avancé par la municipalité laisse à penser que la mémoire de la Résistance pourrait supporter d’être réécrite ou même effacée par qui a la prétention d’en instrumentaliser l’usage. Celui de la modernisation d’un accès à l’information sur les canaux numériques interroge également. « Tous est désormais accessible sur Internet » … C’est aussi dans cet espace que l’accès à la connaissance est le plus problématique avec la propagation de contenus peu fiables et des démarches de recherche sans méthode assurée.

« On nous parle de numériser des fonds documentaires. La maire pense-t-elle vraiment qu’on peut numériser les fusils, la porte du wagon d’un train de marchandises dans lequel on entassait les résistants et les Juifs pour les envoyer dans les camps?? » s’indigne Gérard Monier, l’un des membres du conseil scientifique du musée de la Résistance. Il est par ailleurs fils du résistant Robert ­Monier, déporté au camp de concentration de Bergen-Belsen, qui fut l’un des fondateurs du musée…

La pétition lancée sur le site change.org par le Comité de défense et de développement du Musée de la Résistance en Drôme et de la Déportation a d’ores et déjà recueilli plus de 21000 signatures.

La mémoire de la Résistance à l’occupation nazie et à la collaboration pétainiste de l’Etat Français au cours de la Seconde Guerre Mondiale n’est pas une simple carte postale de notre histoire expédiée d’un passé révolu. Elle est indissociable de la reconquête de la démocratie républicaine avec la Libération à laquelle elle a contribué aux côtés des forces alliées et de la France Libre, inscrite dans la lutte depuis les premiers jours de la guerre. Et, à ce titre, elle requiert des institutions républicaines et de toutes leurs instances un respect sans faille.

Tout ce qui peut porter préjudice à la mémoire de la Résistance porte atteinte aux valeurs qu’elle a défendu, la démocratie, les libertés politiques, les droits de l’homme. En effacer les traces ou en amoindrir la portée, prêter le flanc à l’insinuation révisionniste, toute complaisance opportuniste ne peut qu’encourager les vieux démons d’une bête immonde qui ressurgit aujourd’hui aussi bien en France qu’en Europe et trop d’autres endroits du monde.

La vigilance est de mise. Mais il ne suffit plus d’être spectateur d’une nouvelle descente aux enfers qu’on s’imaginerait toujours pour demain ; il est temps de s’engager pour la Paix, la Liberté, l’égalité et la justice dans une société plus fraternelle et coopérante de laquelle on aura expurgé les violences de l’individualisme et de la concurrence, de tous les ostracismes.

Pour signer la pétition suivez ce lien :

https://www.change.org/p/mairie-de-romans-sur-isère-maintien-de-notre-musée-de-la-résistance-en-drôme-et-de-la-déportation-de-romans-isère


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Nous créons une nouvelle rubrique
LA SAGA DES PLAQUES

Nous y proposerons périodiquement des notices biographiques de Résistants auxquels nos localités ont rendu hommage en donnant leur nom à des rues, places ou édifices publics.
Nous commençons par la biographie d'Eugène PINTE, honoré à Aixe-sur-Vienne

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Hommage à Louis CORTOT
 
                                                    
  
Louis Cortot naît le 26 mars 1925 à Sombernon (Côte d’Or) d’une famille républicaine. Son père est artisan  ferblantier.
   En 1937, il s’installe avec sa famille en région parisienne à Saint-Cloud. Il passe son certificat d’études et fréquente le club d’aviation populaire de Boulogne Billancourt, aventure qui le passionnera.
 
   Etudiant en école professionnelle au début de l’occupation, il s’engage - 15 ans - dans la Résistance début 1941 avec son frère aîné. Il participe à l’action directe au sein de l‘Organisation Spéciale du Parti communiste (récupération d’armes, distribution de tracts, coupure de lignes téléphoniques). Il doit arrêter ses études et devient ajusteur. Il fabrique alors à l’usine les bombes qu’il utilise dans ses actions de Résistance.
   En 1942, avec son groupe, il réussit de nombreuses opérations en région parisienne (déraillement d’un train de tanks des usines Renault, sabotage d’un transformateur-disjoncteur, grenadage d’un convoi de Jeunesses Hitlériennes, destruction à l’explosif du bureau du Rassemblement National Populaire à Boulogne-Billancourt et du bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne à Courbevoie, attaque à la bombe de la Maison de la Gestapo à Paris).
   En 1943, il devient chef de groupe et participe en novembre au sabotage de la centrale électrique d’Issy-les-Moulineaux.
   En janvier 1944, il rejoint les FTP de Seine-et-Marne et participe à l’implantation d’un maquis à Saint-Mammès. Il prend part aux attaques de convois allemands. Il est chargé des liaisons entre les états-majors FFI de Seine-et-Marne et de Paris. Le 25 août 1944, lors des combats de la Libération de Paris, il est très gravement blessé au visage.
   Le 11 novembre 1944, convalescent, il est décoré de la Croix de la Libération par le Général de Gaulle à l’Arc de Triomphe.
 
   Après la fin de la guerre, il retourne à la vie civile, d’abord comme ajusteur puis dans la branche aéronautique du groupe Dassault.
   Il milite à l’ANACR et en devient président national en 2004. Il s’investit en particulier pour la reconnaissance officielle d’une Journée Nationale de la Résistance le 27 mai. Il aura la joie de voir cette revendication aboutir par loi du 19 juillet 2013.
   Il décède le 5 mars 2017. Les honneurs militaires lui sont rendus aux Invalides. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris dans le caveau de l’Ordre de la Libération. Il était aussi Grand Officier de la Légion d’Honneur. 
 
   En 2015, lors de la remise des prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation, Louis Cortot disait aux jeunes lauréats : « Réfléchissez, n’acceptez pas les injustices, agissez. Pas parce que vous êtes sûrs de réussir mais parce que c’est juste : c’est cela avoir un idéal ».
   Ceux d’entre nous qui ont eu la chance, l’honneur et le bonheur de le côtoyer n’oublieront pas sa modestie, sa chaleur humaine, sa simplicité et son humour malicieux.
   Merci Monsieur, merci Louis. Nous ferons tout notre possible pour continuer votre combat.  
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N O U V E A U
Les Amis du musée de la Résistance de Limoges
viennent de créer leur site. Vous pouvez y accéder par le lien ci-dessous:


http://les-amis-du-musee-de-la-resistance-de-limoges.com/
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