LES INFOS:

Site internet: www.anacr-haute-vienne.com
Adresse de messagerie ANACR: anacr87@orange.fr

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Réunion du Comite Départemental
de la Haute Vienne


REUNION MENSUELLE
Il n'y a pas de réunions en juillet et août
Reprise le samedi 3 septembre 2022 à 9 h.
Espace associatif.
40 rue Charles Silvestre

87100 Limoges
Salle n° 6  -  1er étage

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NOUVEAU
L'association des Créateurs et Amis du musée de la première brigade
de Peyrat-le Château, vient de créer son site.
Lien ci-dessous
http://musee-resistance-peyrat.fr/

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Dates à retenir, ANACR Châteauneuf, été 2022 :

 

  • vendredi 27 mai : journée nationale de la Résistance

    cérémonie à Neuvic Entier 17h au monument aux morts

    cérémonie à Châteauneuf 18h à l’esplanade de la Résistance

  • lundi 6 juin : cérémonie à 18 h au sommet du Mt Gargan, précédée à 17h15 par la cérémonie au Clos de Sussac, stèle Violette Szabo

  • samedi 18 juin : cérémonie 18h à Châteauneuf

  • du samedi 9 au samedi 16 juillet : exposition «  1944, Georges Guingouin et ses hommes, du maquis au combats » salle de la mairie à Châteauneuf de 14h30 à 17h30

  • dimanche 17 juillet : cérémonie stèle de Forêt Haute à St Gilles les Forêts, suivie, pour les adhérents qui le souhaitent, d’un repas au restaurant le Fario à Eymoutiers (inscriptions encore possible auprès de Françoise Vauzelle 06 70 31 32 78) 29 € tout compris

  • dimanche 31 juillet : randonnée sur les terres du maquis

  • lundi 15 août : stand de l’ANACR au festival du Mt Gargan, à l’invitation de l’école du Mt Gargan

  • samedi 20 août : stand de l’ANACR à la fête de St Gilles les Forêts, à l’invitation de l’école du Mt Gargan

  • dimanche 21 août : cérémonie de la Libération de Limoges

  • dimanche 4 septembre : participation au forum des associations à Châteauneuf

  • dimanche 18 septembre : découverte du sentier de mémoire créé à la Croisille en partenariat avec pays d’art et d’histoire, la commune de la Croisille et l’ANACR


   Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire :
 

   Anne-Marie Montaudon : 06 88 92 84 98

   Françoise Vauzelle : 06 70 31 32 78



 

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 REVENIR AUX PRINCIPES FONDATEURS DE L’O.N.U.
 
   Il y a 77 ans s’achevait la Seconde Guerre mondiale, initiée par la politique expansionniste pangermaniste d’Hitler ayant commencé avec l’Anschluss de l’Autriche en 1938 et qu’il poursuivit, en l’absence de réaction internationale conséquente pour le stopper, par l’annexion des Sudètes tchécoslovaques avant de s’en prendre, sous prétexte de protection de minorités allemandes prétendument persécutées, à la Tchécoslovaquie puis à la Pologne en septembre 1939, ce qui entraina la guerre ; un conflit ayant fait près de 60 millions de morts.
   Ce tragique bilan conduisit plus de cinquante pays, au premier rang desquels ceux ayant combattu le nazisme et le militaro-fascisme japonais, l’Union Soviétique, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Chine, le Canada, l’Australie, la Belgique, les Pays-Bas…, ainsi que l’Ukraine et la Biélorussie, aux identités nationales spécifiques ainsi reconnues internationalement, réunis à San Francisco le 24 octobre 1945, à créer l’Organisation des Nations-Unies, l’O.N.U., et à adopter à l’unanimité sa Charte, dans le préambule de laquelle on peut lire : «Nous, Peuples des Nations Unies résolus, à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances, à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international (…)
   L’article 1 de la Charte précisant que «que les buts des Nations Unies sont les suivants : Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix ; développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde»…
   Et son article 2 que «l'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses Membres (…) [que] les Membres de l'Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger, [que] les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies, [que] les Membres de l'Organisation donnent à celle-ci pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément aux dispositions de la présente Charte et s'abstiennent de prêter assistance à un État contre lequel l'Organisation entreprend une action préventive ou coercitive… ».
   Certes, depuis 1945, l’O.N.U. n’a pu empêcher tous les conflits, notamment quand y étaient impliqués les pays (Etats-Unis, URSS/Russie, Grande-Bretagne, France, Chine) bénéficiant au sein du Conseil de sécurité d’un droit de veto, éventuellement paralysant de prises de décision ou d’adoption de résolutions (guerres de Corée, d’Indochine, du Viêtnam, du Proche-Orient…), mais elle a été aussi so   uvent le cadre de la mise en place de cessez-le-feu, de déploiement de forces d’interposition, de la négociation de règlements permettant de sortir des affrontements…
   Depuis 2008, l’Europe orientale est le théâtre de l’exacerbation de conflits opposant la Russie à plusieurs de ses voisins (Ukraine, Géorgie, Moldavie), conflits dans lesquels s’interpénètrent préoccupations stratégiques notamment sécuritaires, contentieux historiques, aspirations nationales, volontés expansionnistes. Conflits ayant pris ce 24 février 2022 une dimension dramatique avec les opérations de guerre menées par la Russie contre l’Ukraine, pays fondateur de l’ONU, la négation de la légitimité de son existence nationale, et les menaces de guerre nucléaire exterminatrice explicitement exprimées à l’encontre des pays qui lui seraient efficacement solidaires.
   Cette situation menace la sécurité en Europe, la paix dans le monde et, potentiellement en cas de conflit nucléaire, l’avenir de l’humanité. La seule voie - honorable – pour en sortir est la recherche, par le dialogue dans le cadre de l’ONU, de solutions respectant les principes fondateurs de sa Charte, auxquels ont adhéré en 1945 les différentes parties aujourd’hui en conflit en Ukraine.
 
Le 24 février 2022
 
L’ASSOCIATION NATIONALE DES ANCIENS COMBATTANTS ET AMI(E)S DE LA RESISTANCE
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Soutien au Musée de la Résistance et de la déportation de Romans sur Isère :


Lors de sa réunion du 18 août dernier, le comité local de l’ANACR Meillard-Le Montet (Allier) a décidé de proposer à l’ensemble de ses adhérents de manifester leur soutien au Comité de défense du Musée de la Résistance et de la Déportation de Romans sur Isère en signant la pétition demandant sa réouverture.

C’était un musée.

A l’origine des faits, la municipalité de la ville de Romans sur Isère a décidé de fermer le Musée de la Résistance et de la Déportation (le site Internet du Musée a aussi été fermé) et de transférer son contenu aux archives municipales. Il est aussi évoqué la « numérisation » du fonds et la constitution d’exposition itinérante…

Ce musée avait été créé en 1972 par trois associations (l’Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance ANACR, la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes FNDIRP et les Pionniers du Vercors) avec une convention signée par la municipalité d’alors qui stipulait que « les fonds du musée sont la propriété intellectuelle des résistants, des déportés et de leurs descendants, et ne peuvent subir de modification sans accord préalable du conseil scientifique. ».

C’était un musée, DE LA RESISTANCE & DE LA DEPORTATION.

C’était un musée que la municipalité de Romans sur Isère a décidé de fermer en renvoyant son fonds aux archives municipales…

D’un passé, faisons table rase… Archives et musée se nourrissent du passé dans leurs racines communes ; les unes aux fins de sa conservation et l’autre avec l’ambition du partage, de l’enseignement des nouvelles génération… Dans le cas de figure, ce n’est pas le musée qu’on déménage, mais la mémoire de la Résistance qu’on écarte de la place publique.

« Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d'études, d'éducation et de délectation. »

C’est la définition donnée par Le Conseil international des musées (ICOM), une organisation fondée en 1946 en lien avec l’ONU et l’UNESCO.

Cette définition ne suffirait-elle pas à mettre le patrimoine mémoriel de la Résistance à l’abri des volontés d’élus autrement que dans une démarche de promotion et de soutien à son développement.

L’argumentaire de la municipalité laisse pantois :

« La Seconde Guerre mondiale est terminée depuis plus de soixante-quinze ans. Les acteurs de ce douloureux conflit ont aujourd’hui disparu ou sont très âgés […]. Grâce à l’évolution extraordinaire de la techno­logie depuis vingt ans […], les élèves de 2021 ont maintenant à leur disposition des milliers de documents audiovisuels qu’ils peuvent exploiter en cours, avec leurs enseignants, seuls ou en groupe. »

L’argument aussi fallacieux que contestable d’un « renouvellement de l’approche de cette période historique » avancé par la municipalité laisse à penser que la mémoire de la Résistance pourrait supporter d’être réécrite ou même effacée par qui a la prétention d’en instrumentaliser l’usage. Celui de la modernisation d’un accès à l’information sur les canaux numériques interroge également. « Tous est désormais accessible sur Internet » … C’est aussi dans cet espace que l’accès à la connaissance est le plus problématique avec la propagation de contenus peu fiables et des démarches de recherche sans méthode assurée.

« On nous parle de numériser des fonds documentaires. La maire pense-t-elle vraiment qu’on peut numériser les fusils, la porte du wagon d’un train de marchandises dans lequel on entassait les résistants et les Juifs pour les envoyer dans les camps?? » s’indigne Gérard Monier, l’un des membres du conseil scientifique du musée de la Résistance. Il est par ailleurs fils du résistant Robert ­Monier, déporté au camp de concentration de Bergen-Belsen, qui fut l’un des fondateurs du musée…

La pétition lancée sur le site change.org par le Comité de défense et de développement du Musée de la Résistance en Drôme et de la Déportation a d’ores et déjà recueilli plus de 21000 signatures.

La mémoire de la Résistance à l’occupation nazie et à la collaboration pétainiste de l’Etat Français au cours de la Seconde Guerre Mondiale n’est pas une simple carte postale de notre histoire expédiée d’un passé révolu. Elle est indissociable de la reconquête de la démocratie républicaine avec la Libération à laquelle elle a contribué aux côtés des forces alliées et de la France Libre, inscrite dans la lutte depuis les premiers jours de la guerre. Et, à ce titre, elle requiert des institutions républicaines et de toutes leurs instances un respect sans faille.

Tout ce qui peut porter préjudice à la mémoire de la Résistance porte atteinte aux valeurs qu’elle a défendu, la démocratie, les libertés politiques, les droits de l’homme. En effacer les traces ou en amoindrir la portée, prêter le flanc à l’insinuation révisionniste, toute complaisance opportuniste ne peut qu’encourager les vieux démons d’une bête immonde qui ressurgit aujourd’hui aussi bien en France qu’en Europe et trop d’autres endroits du monde.

La vigilance est de mise. Mais il ne suffit plus d’être spectateur d’une nouvelle descente aux enfers qu’on s’imaginerait toujours pour demain ; il est temps de s’engager pour la Paix, la Liberté, l’égalité et la justice dans une société plus fraternelle et coopérante de laquelle on aura expurgé les violences de l’individualisme et de la concurrence, de tous les ostracismes.

Pour signer la pétition suivez ce lien :

https://www.change.org/p/mairie-de-romans-sur-isère-maintien-de-notre-musée-de-la-résistance-en-drôme-et-de-la-déportation-de-romans-isère

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Nous créons une nouvelle rubrique
LA SAGA DES PLAQUES

Nous y proposerons périodiquement des notices biographiques de Résistants auxquels nos localités ont rendu hommage en donnant leur nom à des rues, places ou édifices publics.
Nous commençons par la biographie d'Eugène PINTE, honoré à Aixe-sur-Vienne
  

 
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N O U V E A U
Les Amis du musée de la Résistance de Limoges
viennent de créer leur site. Vous pouvez y accéder par le lien ci-dessous:


http://les-amis-du-musee-de-la-resistance-de-limoges.com/
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