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Site internet: www.anacr-haute-vienne.com
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Réunion du Comite Départemental
de la Haute Vienne

Samedi 06 juillet 2019 à 9 heures
Salle n° 6 - 1er étage
Espace associatif
40 rue Charles Silvestre

87100 Limoges
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Nous créons une nouvelle rubrique
LA SAGA DES PLAQUES

Nous y proposerons périodiquement des notices biographiques de Résistants auxquels nos localités ont rendu hommage en donnant leur nom à des rues, places ou édifices publics.
Nous commençons par la biographie d'Eugène PINTE, honoré à Aixe-sur-Vienne

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LUTTER CONTRE L’ANTISEMITISME ET TOUS LES RACISMES

 

Depuis que l’extrême-droite a été portée au début des années 1970 sur les fonts baptismaux par les héritiers directs des fascistes et collaborateurs de la période noire de l’Occupation de notre pays, le discours raciste a connu une expansion à la mesure du développement de son influence électorale. D’autant plus que d’autres forces politiques, par conviction ou surenchère démagogique à visée électorale, en ont repris les thèmes, contribuant ainsi à la diffusion du poison.
 
  Les immigrés ont été ces dernières décennies constamment visés par ce discours raciste et xénophobe, un discours qui a pris ces dernières années une ampleur et une virulence inégalées alors que se développaient d’importants mouvements migratoires de populations fuyant la misère, la répression, la guerre. En ont été la cible des immigrés venus d’Afrique Noire, des Arabes et Kurdes du Proche-Orient et du Maghreb, d’Asie du Sud mais aussi des Roms venus d’Europe centrale, orientale et balkanique.
 
  Depuis ces dernières années a resurgi, en s’appuyant de manière contemporaine sur la crise sociale, la dégradation des conditions de vie de la population de notre pays et sur le contexte du conflit du Proche-Orient, un discours raciste, puisant ses racines dans l’antisémitisme de l’Affaire Dreyfus, des ligues fascistes de l’entre-deux guerres et du régime pétainiste, et qui, reprenant les poncifs les plus éculés faisant de tous les Juifs des gens riches, les désigne comme les véritables détenteurs du pouvoir économique et les manipulateurs complotistes du pouvoir politique, les solidarise indistinctement avec la politique d’Israël au Proche-Orient notamment dans sa négation des droits nationaux du peuple palestinien.
 
  Ce discours raciste anti-Juifs, antisémite, est une falsification intolérable de la réalité dans ses dimensions historiques, sociologiques, politiques, il a hélas déjà tué dans notre pays. Ces crimes odieux, qu’illustre le sort tragique d’Ilan Halimi, des enfants de l’école juive de Toulouse, de Sarah Halimi et Mireille Knoll, dont les auteurs et complices doivent être  le plus sévèrement punis, quelles que soient leurs motivations, auxquelles aucune perversion de raisonnement ne peut apporter la moindre justification, doivent cesser ; il faut les condamner avec la plus grande énergie et manifester la plus grande vigilance à l’encontre des discours et actes antisémites, particulièrement dans un pays comme le nôtre où, dans un passé pas si lointain, ils ont fait des dizaines de milliers de victimes.
 
  Le combat contre l’antisémitisme, contre tous les racismes et la xénophobie, doit être une préoccupation de tous, en premier lieu des pouvoirs publics, des médias et du système éducatif. A l’ignorance et aux préjugés tenaces il faut opposer la connaissance. Ainsi, la communauté juive est, comme d’autres, une composante fondatrice du peuple français depuis le haut-Moyen âge, et il est inacceptable que quiconque, quelle que soit son idéologie, prétende que les Juifs ne sont pas des Français comme les autres et  dise que leur place serait ailleurs que dans leur pays.
 
  L’ANACR est porteuse de la mémoire des combats de la Résistance, qui rassembla dans ses rangs des femmes et des hommes qui croyaient au ciel dans la diversité de leurs religions ou qui n’y croyaient pas, qui étaient Français de naissance ou immigrés, naturalisés ou non, mais qui partageaient le même idéal antifasciste, démocratique, humaniste et antiraciste. Ce combat  reste aujourd’hui pleinement le sien.

 
L’ANACR
Le 18 février 2019
 
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                     Hommage à Louis CORTOT

                                                
   Louis Cortot naît le 26 mars 1925 à Sombernon (Côte d’Or) d’une famille républicaine. Son père est artisan  ferblantier.
   En 1937, il s’installe avec sa famille en région parisienne à Saint-Cloud. Il passe son certificat d’études et fréquente le club d’aviation populaire de Boulogne Billancourt, aventure qui le passionnera.
 
   Etudiant en école professionnelle au début de l’occupation, il s’engage - 15 ans - dans la Résistance début 1941 avec son frère aîné. Il participe à l’action directe au sein de l‘Organisation Spéciale du Parti communiste (récupération d’armes, distribution de tracts, coupure de lignes téléphoniques). Il doit arrêter ses études et devient ajusteur. Il fabrique alors à l’usine les bombes qu’il utilise dans ses actions de Résistance.
   En 1942, avec son groupe, il réussit de nombreuses opérations en région parisienne (déraillement d’un train de tanks des usines Renault, sabotage d’un transformateur-disjoncteur, grenadage d’un convoi de Jeunesses Hitlériennes, destruction à l’explosif du bureau du Rassemblement National Populaire à Boulogne-Billancourt et du bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne à Courbevoie, attaque à la bombe de la Maison de la Gestapo à Paris).
   En 1943, il devient chef de groupe et participe en novembre au sabotage de la centrale électrique d’Issy-les-Moulineaux.
   En janvier 1944, il rejoint les FTP de Seine-et-Marne et participe à l’implantation d’un maquis à Saint-Mammès. Il prend part aux attaques de convois allemands. Il est chargé des liaisons entre les états-majors FFI de Seine-et-Marne et de Paris. Le 25 août 1944, lors des combats de la Libération de Paris, il est très gravement blessé au visage.
   Le 11 novembre 1944, convalescent, il est décoré de la Croix de la Libération par le Général de Gaulle à l’Arc de Triomphe.
 
   Après la fin de la guerre, il retourne à la vie civile, d’abord comme ajusteur puis dans la branche aéronautique du groupe Dassault.
   Il milite à l’ANACR et en devient président national en 2004. Il s’investit en particulier pour la reconnaissance officielle d’une Journée Nationale de la Résistance le 27 mai. Il aura la joie de voir cette revendication aboutir par loi du 19 juillet 2013.
   Il décède le 5 mars 2017. Les honneurs militaires lui sont rendus aux Invalides. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris dans le caveau de l’Ordre de la Libération. Il était aussi Grand Officier de la Légion d’Honneur. 
 
   En 2015, lors de la remise des prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation, Louis Cortot disait aux jeunes lauréats : « Réfléchissez, n’acceptez pas les injustices, agissez. Pas parce que vous êtes sûrs de réussir mais parce que c’est juste : c’est cela avoir un idéal ».
   Ceux d’entre nous qui ont eu la chance, l’honneur et le bonheur de le côtoyer n’oublieront pas sa modestie, sa chaleur humaine, sa simplicité et son humour malicieux.
   Merci Monsieur, merci Louis. Nous ferons tout notre possible pour continuer votre combat.  
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N O U V E A U
Les Amis du musée de la Résistance de Limoges
viennent de créer leur site. Vous pouvez y accéder par le lien ci-dessous:


http://les-amis-du-musee-de-la-resistance-de-limoges.com/
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