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Réunion du Comite Départemental
de la Haute Vienne

ANNULEE  (covid-19)
Salle n° 6 - 1er étage
Espace associatif
40 rue Charles Silvestre

87100 Limoges

REUNION SUIVANTE : ANNULEE
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NOUVEAU
L'association des Créateurs et Amis du musée de la première brigade
de Peyrat-le Château, vient de créer son site.
Lien ci-dessous
http://musee-resistance-peyrat.fr/

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Nous créons une nouvelle rubrique
LA SAGA DES PLAQUES

Nous y proposerons périodiquement des notices biographiques de Résistants auxquels nos localités ont rendu hommage en donnant leur nom à des rues, places ou édifices publics.
Nous commençons par la biographie d'Eugène PINTE, honoré à Aixe-sur-Vienne

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HOMMAGE A CECILE ROL-TANGUY
 

C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que nous avons appris en ce 8 mai 2020, jour du 75ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme, la disparition de Cécile Rol-Tanguy qui, antifasciste dès sa jeunesse, Résistante depuis les premiers jours de l’Occupation et au régime pétainiste, prit pleinement sa part dans le combat pour la Libération de la France et pour cette Victoire sur la barbarie.
 
Fille de Germaine et François Le Bihan ouvrier électricien, syndicaliste et militant communiste qui mourra en déportation, Cécile Le Bihan, née à Royan le 10 avril 1919, passa son enfance au Vésinet (Seine-et-Oise), puis à Paris à partir de 1933. Titulaire du Brevet élémentaire, elle suivit le cours Pigier de sténodactylo et fut embauchée en novembre 1936 au Syndicat des métaux CGT de la région parisienne, où elle rencontra Henri Tanguy.
 
Elle adhéra en 1936 à l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), puis, en 1938, au Parti communiste, et devint la marraine de guerre d’Henri Tanguy, combattant des Brigades internationales, avec qui elle se maria le 15 avril 1939.
 
L’hiver 1939-1940, Henri Tanguy mobilisé, Cécile conserva des contacts militants, tel celui qui s’avéra essentiel avec Marcelle Gautier, femme d’Henri Gautier, trésorier du Syndicat des Métaux, clandestin depuis que sa direction avait refusé de désavouer le pacte germano-soviétique. Grâce à cette liaison, Henri Tanguy, démobilisé, put reprendre contact dès le 19 août 1940 avec Gautier, puis prévenu le 5 octobre de l’arrestation de celui-ci, entrer immédiatement en clandestinité. De l’automne 1940 au printemps 1941, Cécile Tanguy frappa des stencils et assura des liaisons pour les Comités populaires des métallos, dont Henri fut l’un des responsables.
 
A partir de juillet 1941, Cécile Tanguy, successivement «Jeanne», «Yvette», «Lucie», joua un rôle essentiel auprès d’Henri quand celui-ci devint responsable, militaire ou politique, de directions interrégionales des premiers groupes armés, puis des FTP. Secrétaire, elle frappa tracts, directives, rapports à la direction nationale FTP, journaux clandestins.
 
Agent de liaison, elle assura de 1941 à 1943 le contact avec Marcel Paul, puis avec les membres des triangles de direction à Paris : Raymond Losserand et Gaston Carré, puis Roger Linet et Raymond Colin, enfin Joseph Epstein et Edouard Vallerand ; avec des responsables FTP dépendant de la direction interrégionale : en Anjou Maurice Lacazette et Marcel Hamon, à Paris Boris Holban ou Boris Milev, de la MOI ; avec la direction nationale FTP : Eugène Hénaff, Georges Vallet, René Camphin, Georges Tessier, Albert Ouzoulias, Pierre Le Queinnec, d’autres encore. Elle transporta aussi tracts et journaux clandestins, armes et explosifs, parfois dans le landau de leur fille, Hélène, née le 28 mai 1941.
 
Malgré la clandestinité, Cécile et Henri  préservèrent un espace de vie familiale, en dépit des nombreux déplacements et de fréquentes séparations de domicile. Ils cohabitèrent cependant à Quinçay près de Poitiers à l’automne 1942, puis à Antony après le retour en Région parisienne en mars 1943. Leur fils, Jean, naquit à Antony le 13 novembre 1943.
 
Lorsque Henri Tanguy fut affecté en automne 1943 aux FFI, puis devint en juin 1944, sous le nom de «colonel Rol», chef régional des FFI d’Ile-de-France, Cécile continua à remplir sa double fonction. Elle frappa les ordres du chef régional et assura ses liaisons avec le général Malleret-Joinville, chef d’état-major national des FFI, avec les colonels Avia et Villate, de l’état-major régional, avec les états-majors départementaux FFI, la direction nationale FTP, avec Pierre Villon, représentant du Front national au CNR et Président du COMAC, avec, pendant l’insurrection parisienne, André Tollet, président du Comité Parisien de Libération.
 
Cécile Tanguy, présente en août 1944 dans le PC souterrain de Rol Place Denfert-Rochereau, y tapa l’Appel à l’insurrection de la Région parisienne qu’Henry lui dicta. Le 28 août 1944, elle sera la seule femme invitée à la réception au Ministère de la Guerre par le général de Gaulle des responsables de la Résistance dans Paris libéré.
 
Au lendemain de la Libération, alors qu’Henri Tanguy, désormais «Rol-Tanguy» – patronyme officialisé en 1970 – rejoignait le général Koenig au Gouvernement militaire de Paris, et commençait une carrière militaire, Cécile fut notamment chargée d’organiser le service social de l’état-major régional FFI, créé en octobre 1944, et qui fut intégré dans l’armée régulière en mars 1945.
 
Adhérente du Parti communiste, membre de l’Union des Femmes Françaises (UFF), elle s’engagea dans la préservation de la mémoire des combats des antifascistes et des Résistants, et pour la transmission des valeurs pour lesquelles ils combattirent, en premier lieu à la jeunesse. Depuis le décès d’Henri Rol-Tanguy le 8 septembre 2002, Cécile Rol-Tanguy est très souvent intervenue, partout à travers la France, devant des jeunes collégiens et lycéens ; en 2011, elle vint évoquer l’Insurrection parisienne au Stage National de l’ANACR.
 
Présente à plusieurs congrès nationaux de l’ANACR, elle en devint à celui de Lons-le-Saunier en 2012, Présidente nationale avec Louis Cortot, Henriette Dubois (Nelly) et Pierre Martin.
 
Pour toutes celles et ceux qui l’ont connue dans ces instances et assises de l’ANACR, en premier lieu les membres du Bureau national, Cécile par toute sa vie, a été, est et restera un exemple inspirant le plus profond respect ; et toutes et tous garderont avec émotion le souvenir de sa chaleur humaine, le souvenir de cette Grande dame de la Résistance.
 
Médaillée de la Résistance en septembre 1945, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance, homologuée lieutenant FFI en janvier 1946, chevalier de la Légion d’honneur en avril 1984, elle fut en 2013 élevée à la dignité de  Grand officier de la Légion d’honneur et, le 18 novembre 2017, à celle de Grand’Croix de l’Ordre National du Mérite.
 
En ces moments douloureux, au nom de tous les membres du Bureau National, de tous les membres de l’ANACR, nous tenons, partageant leur peine, à exprimer à ses enfants, Hélène, Claire, Jean, et Francis, à ses petits-enfants, à tous ses proches, nos sentiments les plus affectueux.
 
Pour le Bureau National de l’ANACR :
 
Pierre MARTIN, Président, Jacques WEILLER, Anne FRIANT-MENDRES, Anne-Marie MONTAUDON, Martine PETERS, Robert FOREAU-FENIER, Vice-Président(e)s, Jacques VARIN, Secrétaire général, Jean-Paul BEDOIN, Secrétaire-général adjoint.

 
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MESSAGE POUR LA JOURNEE NATIONALE DE LA RESISTANCE
 
L’année 2020 est celle du 75ème anniversaire de la victoire sur le Reich nazi, concrétisée par sa capitulation sans conditions signée le 7 mai 1945 à Reims et le 8 mai à Berlin.
 
Cette victoire fut celle des armées alliées, américaine, britannique et soviétique, qui fournirent l’essentiel de l’effort militaire victorieux, mais aussi celle d’autres pays qui s’étaient joints à la coalition antifasciste, Canada, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, ou qui s’étaient reconstituées à l’extérieur de leurs sols occupés pour poursuivre la lutte contre les agresseurs : forces polonaises, tchécoslovaques, norvégiennes, néerlandaises, belges, luxembourgeoises, grecques, yougoslaves et françaises libres ; ces «F.F.L.» qui, ayant répondu à l’Appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle, auront  participé, entre 1940 et 1945, aux combats dans l’Est africain en Erythrée, dans le désert libyen à Bir-Hakeim ou Koufra, en Tunisie, en Italie à Monte-Cassino, sur le front de l’Est avec l’escadrille Normandie-Niemen et qui formeront, avec l’Armée d’Afrique et les combattants issus de la Résistance, l’Armée française de la Libération luttant aux côtés des Alliés.
 
Cette victoire fut aussi celle des peuples qui, au prix de sacrifices immenses découlant de la barbarie de la répression nazie, à laquelle s’associèrent les régimes fascistes alliés du Reich hitlérien et les régimes fantoches mis en place à la faveur de ses conquêtes, tel en France celui de «l’Etat  français» pétainiste, n’auront cessé, plus de cinq ans durant, de mener la lutte de Résistance nationale à l’occupant et pour la liberté ; y compris les armes à la main.
 
Dans notre pays, dès 1940, dès les premiers jours, dès les premières semaines, dès les premiers mois de l’Occupation, se manifestèrent des gestes de Résistance, commencèrent à s’organiser ou à se réorganiser des structures de Résistance, à être publiés et diffusés de premiers journaux clandestins de Résistance. Malgré la répression menée par l’occupant nazi et le régime pétainiste à sa solde contre les patriotes, emprisonnés, torturés, fusillés au Mont-Valérien, à Châteaubriant, à Souge et dans tant d’autres lieux, déportés dans les camps de la mort, cette Résistance se renforça au fil des mois, donnant naissance à une multitude de groupes d’action et de propagande, de réseaux d’évasion et de renseignement, de mouvements… Leur coordination ainsi que le renforcement de leurs liens avec la France libre vont devenir une nécessité grandissante, c’est la tâche à laquelle se consacrera Jean Moulin.
 
 Ce qui se concrétisera le 27 mai 1943 à Paris, 48 rue du Four, avec la formation, sous la Présidence de Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance, le C.N.R., rassemblant 8 principaux mouvements de Résistance - 5 de la zone Nord (Front National pour la Libération et l’Indépendance de la France, Organisation Civile et Militaire, Libération-Nord, Ceux de la Libération, Ceux de la Résistance), occupée par la Wehrmacht nazie depuis l’Armistice de juin 1940, et 3 de la zone Sud (Combat, Franc-Tireur et Libération-Sud), envahie par les Allemands le 11 novembre 1942 - ainsi que 6 partis clandestins (communiste, socialiste, radical, démocrates-chrétiens, Fédération républicaine et Alliance démocratique) et les  deux centrales syndicales, la CGT et la CFTC.
 
Cette création du CNR, représentant la Résistance, laquelle va se placer sous l’autorité du Comité National Français présidé par le Général de Gaulle, renforça la légitimité du Chef de la France libre auprès des Alliés. «J’en fus à l’instant plus fort» dira-t-il, car il représentait ainsi la France Combattante tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
 
Elle va aussi permettre, en unifiant toutes les forces de la Résistance, la mise en place dès la fin 1943 des Comités locaux et départementaux de la Libération, la création début 1944 des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) qui vont avoir un rôle important dans la Libération de la France.
 
Et la création du CNR va permettre l’élaboration et l’adoption d’un Programme qui sera publié le 15 mars 1944 dans la clandestinité sous le titre «Les jours heureux».
 
Sa première partie est un appel à la mobilisation de toutes les forces de la Résistance, du peuple français pour, par le développement de la lutte sous toutes les formes, préparer et hâter cette libération tant espérée. Le 18 avril 1942, le général de Gaulle avait déclaré à la radio de Londres : «l'insurrection nationale ne peut être séparée de la libération nationale». Cette insurrection nationale, qui commencera début juin 1944, la Résistance va la préparer pendant de nombreux mois, avec la création et le renforcement de l’été 1943 au printemps 1944 de nombreux maquis que rejoindront nombre de jeunes refusant le Service du Travail Obligatoire, parallèlement au développement de groupes urbains de combat. Ils seront  les uns et les autres au rendez-vous de la Libération.
 
Ainsi, la Résistance apportera aux débarquements libérateurs des 6 juin 1944 en Normandie et 15 août suivant en Provence un appui dont le général Eisenhower soulignera l’importance en l’évaluant à l’action de 15 divisions, en entravant par la destruction de voies et moyens de communication l’acheminement de renforts allemands harcelés par les maquis mobilisés. Après avoir joué un rôle décisif en septembre-octobre 1943 dans la libération de la Corse, elle libéra par elle-même au printemps et à l’été 1944 des régions entières, notamment tout le Sud-ouest, en Auvergne, dans les Alpes, elle assiègera des mois durant les forces allemandes fortifiées dans les Poches de l’Atlantique. Près de 150 000 F.F.I rejoindront l’Armée française de la Libération qui, après avoir libéré Strasbourg, passera, tel le prestigieux «15-1» issu du «Régiment de Paris» FFI, le Rhin ; et participera aux côtés des autres forces alliées sur le sol allemand à la victoire finale sur le nazisme le 8 mai 1945.
 
 La seconde partie du Programme du CNR est consacrée aux mesures à prendre dès cette Libération pour restaurer les institutions républicaines du pays, pour le rénover par une profonde démocratisation politique, économique et sociale, elle trace les contours des «Jours heureux» dans une France que les Résistant(e)s veulent solidaire.
 
Le Gouvernement provisoire de la République française présidé par le Général de Gaulle, va mettre en œuvre le Programme du Conseil National de la Résistance : sur le plan économique, avec le souci, dont on peut apprécier en ces jours difficiles la pertinence, de faire en sorte, ainsi que l’avait déjà exprimé le Général de Gaulle dans un discours à la radio de Londres le 20 avril 1943, «qu’aucun monopole et aucune coalition ne puisse peser sur l’Etat ni régir le sort des individus [et que] les principales sources de la richesse commune soient administrées ou tout au moins contrôlées par la Nation…», les Charbonnages du Nord-Pas-de-Calais seront nationalisés dès le 14 décembre 1944, les Usines Renault le seront le 16 janvier 1945, le crédit et la production d’électricité le seront le 24 mai, Air France le 16 juin, la Banque de France le 2 décembre.
 
La démocratie politique et sociale sera approfondie : le 22 février 1945 seront créés les comités d’entreprise, le 29 avril, les femmes voteront pour la première fois, à l’occasion des élections municipales, en octobre la Sécurité sociale sera étendue à tous les salariés, on peut mesurer en ces temps de pandémie à quel point, inspirée de l’esprit de solidarité des Résistant(e)s, elle a été un acquis précieux qu’il convient de défendre et conforter. En avril 1946 sont créées les entreprises nationales EDF et GDF, en octobre suivant sera adopté le statut de la fonction publique... Toutes mesures qui, en dépit de remises en causes ultérieures, ont fondé, en privilégiant, ce qui doit être une exigence pérenne, l’intérêt général sur les intérêts particuliers, les principes et les bases du pacte social et républicain perdurant pour une large part jusqu’à nos jours, et qu’il faut préserver.
 
Promulguée le 19 juillet 2013, la Loi instaurant la «Journée Nationale de la Résistance, le 27 mai», rappelant que le 27 mai était le jour anniversaire de la création du CNR, lui assignait comme mission d’«assurer la transmission des valeurs de la Résistance et de celles portées par le programme du Conseil National de la Résistance». Valeurs humanistes et démocratiques plus que jamais nécessaires dans un monde qui connait toujours les guerres, les dictatures négationnistes des droits de l’homme et des peuples, la xénophobie et le racisme, l’insigne pauvreté allant jusqu’à la famine, et où resurgit le spectre du fascisme.
 
 
La  Présidence Nationale de l’ANACR
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LUTTER CONTRE L’ANTISEMITISME ET TOUS LES RACISMES

Depuis que l’extrême-droite a été portée au début des années 1970 sur les fonts baptismaux par les héritiers directs des fascistes et collaborateurs de la période noire de l’Occupation de notre pays, le discours raciste a connu une expansion à la mesure du développement de son influence électorale. D’autant plus que d’autres forces politiques, par conviction ou surenchère démagogique à visée électorale, en ont repris les thèmes, contribuant ainsi à la diffusion du poison.
 
  Les immigrés ont été ces dernières décennies constamment visés par ce discours raciste et xénophobe, un discours qui a pris ces dernières années une ampleur et une virulence inégalées alors que se développaient d’importants mouvements migratoires de populations fuyant la misère, la répression, la guerre. En ont été la cible des immigrés venus d’Afrique Noire, des Arabes et Kurdes du Proche-Orient et du Maghreb, d’Asie du Sud mais aussi des Roms venus d’Europe centrale, orientale et balkanique.
 
  Depuis ces dernières années a resurgi, en s’appuyant de manière contemporaine sur la crise sociale, la dégradation des conditions de vie de la population de notre pays et sur le contexte du conflit du Proche-Orient, un discours raciste, puisant ses racines dans l’antisémitisme de l’Affaire Dreyfus, des ligues fascistes de l’entre-deux guerres et du régime pétainiste, et qui, reprenant les poncifs les plus éculés faisant de tous les Juifs des gens riches, les désigne comme les véritables détenteurs du pouvoir économique et les manipulateurs complotistes du pouvoir politique, les solidarise indistinctement avec la politique d’Israël au Proche-Orient notamment dans sa négation des droits nationaux du peuple palestinien.
 
  Ce discours raciste anti-Juifs, antisémite, est une falsification intolérable de la réalité dans ses dimensions historiques, sociologiques, politiques, il a hélas déjà tué dans notre pays. Ces crimes odieux, qu’illustre le sort tragique d’Ilan Halimi, des enfants de l’école juive de Toulouse, de Sarah Halimi et Mireille Knoll, dont les auteurs et complices doivent être  le plus sévèrement punis, quelles que soient leurs motivations, auxquelles aucune perversion de raisonnement ne peut apporter la moindre justification, doivent cesser ; il faut les condamner avec la plus grande énergie et manifester la plus grande vigilance à l’encontre des discours et actes antisémites, particulièrement dans un pays comme le nôtre où, dans un passé pas si lointain, ils ont fait des dizaines de milliers de victimes.
 
  Le combat contre l’antisémitisme, contre tous les racismes et la xénophobie, doit être une préoccupation de tous, en premier lieu des pouvoirs publics, des médias et du système éducatif. A l’ignorance et aux préjugés tenaces il faut opposer la connaissance. Ainsi, la communauté juive est, comme d’autres, une composante fondatrice du peuple français depuis le haut-Moyen âge, et il est inacceptable que quiconque, quelle que soit son idéologie, prétende que les Juifs ne sont pas des Français comme les autres et  dise que leur place serait ailleurs que dans leur pays.
 
  L’ANACR est porteuse de la mémoire des combats de la Résistance, qui rassembla dans ses rangs des femmes et des hommes qui croyaient au ciel dans la diversité de leurs religions ou qui n’y croyaient pas, qui étaient Français de naissance ou immigrés, naturalisés ou non, mais qui partageaient le même idéal antifasciste, démocratique, humaniste et antiraciste. Ce combat  reste aujourd’hui pleinement le sien.

 
L’ANACR
Le 18 février 2019
 
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Hommage à Louis CORTOT
 
                                                    
  
Louis Cortot naît le 26 mars 1925 à Sombernon (Côte d’Or) d’une famille républicaine. Son père est artisan  ferblantier.
   En 1937, il s’installe avec sa famille en région parisienne à Saint-Cloud. Il passe son certificat d’études et fréquente le club d’aviation populaire de Boulogne Billancourt, aventure qui le passionnera.
 
   Etudiant en école professionnelle au début de l’occupation, il s’engage - 15 ans - dans la Résistance début 1941 avec son frère aîné. Il participe à l’action directe au sein de l‘Organisation Spéciale du Parti communiste (récupération d’armes, distribution de tracts, coupure de lignes téléphoniques). Il doit arrêter ses études et devient ajusteur. Il fabrique alors à l’usine les bombes qu’il utilise dans ses actions de Résistance.
   En 1942, avec son groupe, il réussit de nombreuses opérations en région parisienne (déraillement d’un train de tanks des usines Renault, sabotage d’un transformateur-disjoncteur, grenadage d’un convoi de Jeunesses Hitlériennes, destruction à l’explosif du bureau du Rassemblement National Populaire à Boulogne-Billancourt et du bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne à Courbevoie, attaque à la bombe de la Maison de la Gestapo à Paris).
   En 1943, il devient chef de groupe et participe en novembre au sabotage de la centrale électrique d’Issy-les-Moulineaux.
   En janvier 1944, il rejoint les FTP de Seine-et-Marne et participe à l’implantation d’un maquis à Saint-Mammès. Il prend part aux attaques de convois allemands. Il est chargé des liaisons entre les états-majors FFI de Seine-et-Marne et de Paris. Le 25 août 1944, lors des combats de la Libération de Paris, il est très gravement blessé au visage.
   Le 11 novembre 1944, convalescent, il est décoré de la Croix de la Libération par le Général de Gaulle à l’Arc de Triomphe.
 
   Après la fin de la guerre, il retourne à la vie civile, d’abord comme ajusteur puis dans la branche aéronautique du groupe Dassault.
   Il milite à l’ANACR et en devient président national en 2004. Il s’investit en particulier pour la reconnaissance officielle d’une Journée Nationale de la Résistance le 27 mai. Il aura la joie de voir cette revendication aboutir par loi du 19 juillet 2013.
   Il décède le 5 mars 2017. Les honneurs militaires lui sont rendus aux Invalides. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris dans le caveau de l’Ordre de la Libération. Il était aussi Grand Officier de la Légion d’Honneur. 
 
   En 2015, lors de la remise des prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation, Louis Cortot disait aux jeunes lauréats : « Réfléchissez, n’acceptez pas les injustices, agissez. Pas parce que vous êtes sûrs de réussir mais parce que c’est juste : c’est cela avoir un idéal ».
   Ceux d’entre nous qui ont eu la chance, l’honneur et le bonheur de le côtoyer n’oublieront pas sa modestie, sa chaleur humaine, sa simplicité et son humour malicieux.
   Merci Monsieur, merci Louis. Nous ferons tout notre possible pour continuer votre combat.  
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N O U V E A U
Les Amis du musée de la Résistance de Limoges
viennent de créer leur site. Vous pouvez y accéder par le lien ci-dessous:


http://les-amis-du-musee-de-la-resistance-de-limoges.com/
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