LES INFOS:

Site internet: www.anacr-haute-vienne.com
Adresse de messagerie ANACR: anacr87@orange.fr



Prochaine réunion du bureau départemental
Samedi 05 mai 2018 à 9 heures
Salle n° 6 - 1er étage
Espace associatif
40 rue Charles Silvestre
87000 Limoges
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Le 26 mai 2018, visite du musée de la résistance de Peyrat le château
avec repas à Bujaleuf
Renseignements et inscriptions auprès de Michel Rouzier :05 55 39 90 70


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Nous créons une nouvelle rubrique
LA SAGA DES PLAQUES

Nous y proposerons périodiquement des notices biographiques de Résistants auxquels nos localités ont rendu hommage en donnant leur nom à des rues, places ou édifices publics.
Nous commençons par la biographie d'Eugène PINTE, honoré à Aixe-sur-Vienne

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COMMUNIQUE

De nouveau la barbarie du terrorisme a frappé notre pays, assassinant à Carcassonne le passager d’une voiture, et à Trèbes un client et un employé de supermarché, ainsi qu’un lieutenant-colonel de gendarmerie ayant courageusement proposé de se substituer à une employée prise en otage par le criminel se réclamant de l’intégrisme religieux dit «Etat islamique», sacrifiant ainsi sa vie. D’autres victimes du tueur – qui a fini par être neutralisé - sont ou ont été dans un état critique.

La condamnation de tels actes ne peut qu’être totale, ils ne peuvent trouver aucune justification, de quelque ordre que ce soit. Et la volonté de lutter en France et à l’étranger contre leurs auteurs, leurs complices, leurs commanditaires, et l’idéologie qui les inspire doit être sans faille, les moyens nécessaires pour les combattre mis en œuvre, et ce dans le respect de nos valeurs.

Car, si l’intégrisme et le terrorisme qui en découle menacent nos vies et notre mode de vie, ils menacent aussi directement nos principes humanistes et démocratiques qu’ils abhorrent et dénoncent, et indirectement en suscitant des discours xénophobes, autoritaires, potentiellement liberticides qui hélas se multiplient.

En ces moments dramatiques, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR) s’associe à la douleur des familles des victimes de Carcassonne et Trèbes, Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame, et pleinement à l’hommage rendu à l’abnégation du lieutenant-colonel Beltrame.

 

Le 26 mars 2018

 

L’ANACR
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POURSUIVRE LE COMBAT DES RESISTANT(E)S CONTRE LE FASCISME

 

Comme la langue d’Esope, Internet peut être le meilleur et le pire.

Le meilleur c’est, en ces temps anniversaires de la création du Conseil National de la Résistance et de la publication de son Programme, faciliter la transmission de la mémoire de ce que furent les combats et les valeurs des Résistantes et des Résistants, l’hommage rendu à leurs sacrifices, aux victimes de la barbarie fasciste et nazie. Ce sont cette transmission et cet hommage qui doivent en premier lieu nous mobiliser car, outre qu’ils participent au devoir de mémoire, ils répondent au besoin de mémoire de notre société, ils sont un antidote aux poisons du fascisme, de la xénophobie et du racisme qui diffusent aujourd’hui dangereusement.

Le pire, ce sont ces sites internet de ces partis d’extrême-droite qui, pays après pays, sur la base de discours démagogiques, populistes, xénophobes, anti-immigrés et racistes largement diffusés sur le web, entrent dans les parlements nationaux au gré des scrutins qui se succèdent, y intègrent des coalitions voire des majorités de droite extrême et d’extrême-droite, s’approchent des gouvernements ou même y accèdent. C’est là le véritable danger qui menace y compris en France, et qu’il faut combattre sans faillir.

Et il y a aussi sur Internet l’odieux, arme de propagande de groupuscules le plus souvent réduits à quelques individus, et qui escomptent bien, par les réactions légitimes que ne peuvent que susciter leurs provocations ignobles, telles leurs insultes contre les Résistant(e)s et les Déporté(e)s, sortir ainsi un peu de leur obscure marginalité. Nombre d’entre eux, conscients de tomber sous le coup des lois de la plupart des pays européens, se gardent bien de signer leurs abjections, de donner une adresse et prennent la précaution de domicilier leurs sites dans de lointains pays insulaires du Pacifique ou aux… Etats-Unis, où le Premier amendement de la Constitution sur la liberté d’expression – y compris celle des nazis ! - leur garantit l’impunité et la poursuite de leurs méfaits, les plaçant ainsi hors d’atteinte de la justice française.

Ayant parfois un statut juridique légal, d’autres groupuscules, souvent de ce fait plus précautionneux dans leurs expressions publiques car pouvant être l’objet de poursuites, mais partageant fondamentalement la même idéologie fasciste que les anonymes de l’Internet, emploient la même tactique de provocations dans l’espoir de susciter des réactions les rendant visibles et leur permettant d’accéder à la presse locale voire nationale, à la télévision régionale ou nationale. L’un d’entre eux - animé par un «dissident» (?) du Front national, qui cherche ainsi à se faire un nom dans le microcosme de la «fachosphère» - a, sans vraiment croire à leurs chances de réussite, multiplié récemment - pour donner l’illusion d’une implantation nationale - les demandes d’ouverture de local à travers la France, dont la plus provocatrice a été effectuée à Tulle, ville martyre.

Il est de la responsabilité des Pouvoirs publics nationaux de veiller à ce que tous les agissements et dires de ces groupuscules fascistes et néonazis tombant sous le coup de la loi française soient poursuivis, à ce que leurs auteurs soient condamnés sans faiblesse et leurs structures – y compris virtuelles – interdites. Il est de celle des Pouvoirs publics municipaux et départementaux de faire échec à leurs tentatives d’implantation ou d’expression locale, qui sont par leur nature des troubles de l’ordre public, car il serait impensable qu’elle ne suscitent pas la protestation scandalisée de tous les humanistes, démocrates, républicains, antifascistes, au premier rang desquels se situent les militants de l’ANACR.

L’ANACR qui, en le rappelant et en en diffusant les valeurs, affirme sa volonté de poursuivre le combat des Résistant(e)s contre le fascisme et dit son affectueuse solidarité avec les Ancien(ne)s Résistant(e)s et Déporté(e)s victimes d’insultes et calomnies.

Le 20 mars 2018

LA DIRECTION NATIONALE DE L’ANACR


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Hommage à Louis CORTOT

   Louis Cortot naît le 26 mars 1925 à Sombernon (Côte d’Or) d’une famille républicaine. Son père est artisan  ferblantier.
   En 1937, il s’installe avec sa famille en région parisienne à Saint-Cloud. Il passe son certificat d’études et fréquente le club d’aviation populaire de Boulogne Billancourt, aventure qui le passionnera.
 
   Etudiant en école professionnelle au début de l’occupation, il s’engage - 15 ans - dans la Résistance début 1941 avec son frère aîné. Il participe à l’action directe au sein de l‘Organisation Spéciale du Parti communiste (récupération d’armes, distribution de tracts, coupure de lignes téléphoniques). Il doit arrêter ses études et devient ajusteur. Il fabrique alors à l’usine les bombes qu’il utilise dans ses actions de Résistance.
   En 1942, avec son groupe, il réussit de nombreuses opérations en région parisienne (déraillement d’un train de tanks des usines Renault, sabotage d’un transformateur-disjoncteur, grenadage d’un convoi de Jeunesses Hitlériennes, destruction à l’explosif du bureau du Rassemblement National Populaire à Boulogne-Billancourt et du bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne à Courbevoie, attaque à la bombe de la Maison de la Gestapo à Paris).
   En 1943, il devient chef de groupe et participe en novembre au sabotage de la centrale électrique d’Issy-les-Moulineaux.
   En janvier 1944, il rejoint les FTP de Seine-et-Marne et participe à l’implantation d’un maquis à Saint-Mammès. Il prend part aux attaques de convois allemands. Il est chargé des liaisons entre les états-majors FFI de Seine-et-Marne et de Paris. Le 25 août 1944, lors des combats de la Libération de Paris, il est très gravement blessé au visage.
   Le 11 novembre 1944, convalescent, il est décoré de la Croix de la Libération par le Général de Gaulle à l’Arc de Triomphe.
 
   Après la fin de la guerre, il retourne à la vie civile, d’abord comme ajusteur puis dans la branche aéronautique du groupe Dassault.
   Il milite à l’ANACR et en devient président national en 2004. Il s’investit en particulier pour la reconnaissance officielle d’une Journée Nationale de la Résistance le 27 mai. Il aura la joie de voir cette revendication aboutir par loi du 19 juillet 2013.
   Il décède le 5 mars 2017. Les honneurs militaires lui sont rendus aux Invalides. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris dans le caveau de l’Ordre de la Libération. Il était aussi Grand Officier de la Légion d’Honneur. 
 
   En 2015, lors de la remise des prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation, Louis Cortot disait aux jeunes lauréats : « Réfléchissez, n’acceptez pas les injustices, agissez. Pas parce que vous êtes sûrs de réussir mais parce que c’est juste : c’est cela avoir un idéal ».
   Ceux d’entre nous qui ont eu la chance, l’honneur et le bonheur de le côtoyer n’oublieront pas sa modestie, sa chaleur humaine, sa simplicité et son humour malicieux.
   Merci Monsieur, merci Louis. Nous ferons tout notre possible pour continuer votre combat.  

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MESSAGE POUR LA JOURNEE NATIONALE DE LA RESISTANCE 2017

 
  Il y a 74 ans, le 27 mai 1943, au cœur de Paris occupé depuis près de trois ans, quadrillé par l’armée nazie avec le concours des forces de répression du régime collaborateur avec l’occupant que présidait Pétain, se réunissaient  48 rue du Four les représentants de huit grands mouvements de Résistance, de six partis politiques résistants ainsi que des deux centrales syndicales clandestines, autour de Jean Moulin, ce préfet d’Eure-et-Loir qui avait tenté de se suicider le 17 juin 1940, pour ne pas risquer de céder à l’occupant lui enjoignant d’accuser faussement de meurtre de civils des soldats sénégalais de l’armée française. Et qui, révoqué par l’administration pétainiste, était entré en résistance dès novembre 1940 et depuis lors s’était consacré au rassemblement de toutes les forces de la Résistance
 
  Cette réunion était un moment historique : à son issue naitra, sous la présidence de Jean Moulin, le Conseil National de la Résistance, le CNR. L’événement sera en effet de portée considérable : toutes les forces de la Résistance, jusque-là dispersées, vont être désormais coordonnées, il ouvre la voie à l’unification au sein des FFI des différentes structures militaires de la Résistance, il va conduire à l’élaboration, puis à la publication dix mois plus tard, en mars 1944, du Programme du Conseil National de la Résistance.
 
  Evénement de portée considérable puisque, lors de sa réunion constitutive, le CNR, en se plaçant sous l’autorité du Comité National Français présidé par le Général de Gaulle, va aussi permettre au chef de la France Libre, «j’en fus à l’instant plus fort» dira-t-il, de s’affirmer face à Giraud - porteur d’un pétainisme sans Pétain non sans audience auprès des Anglo-américains - comme étantle seul représentant de l’ensemble de la France Combattante, tant en lutte de Résistance sur le sol national occupé que combattant sur tous les théâtres d’opération d’Europe, d’Afrique, d’Asie et du Pacifique, où s’illustraient aux côtés des Alliés les Français libres.
 
  Patriotisme, humanisme, idéaux démocratiques et aspiration à une société solidaire, à un monde juste et en paix, furent les valeurs qui motivèrent l’engagement des Résistantes et des Résistants dans le combat contre l’occupant nazi, et le régime pétainiste complice de ses crimes ; combat convergeant avec celui des Français Libres et prenant sa place dans la lutte des peuples et des forces alliées contre la barbarie génocidaire et liberticide. 
 
  Ce furent les valeurs inspiratrices du Programme du Conseil National de la Résistance, qui dessina les contours d’une France rénovée après sa libération, d’une France démocratique sur les plans politique, économique et social, d’une France solidaire ; programme qui, par la mise en place à la Libération par le Gouvernement présidé par le Général de Gaulle de nombre des mesures qu’il préconisait, permit de redresser économiquement la France, d’affirmer son indépendance nationale, d’approfondir sa vie démocratique en même temps que des avancées formant encore aujourd’hui - malgré des remises en cause accentuées ces dernières années - le socle de notre protection sociale.
 
  Soixante-douze ans après la victoire le 8 mai 1945 des peuples et des armées alliées sur la barbarie du nazisme et des fascismes, le monde contemporain connaît hélas toujours la guerre, l’oppression, le racisme, les discriminations et épurations ethniques, les persécutions religieuses, le sous-développement social et culturel de populations entières, les actes de terrorisme barbare, tels ceux qui, après et avec d’autres pays, ont frappé la France en 2015, 2016 et en ce début 2017, tous fléaux contre lesquels il faut se dresser sans faillir.
 
  Les héritiers des idéologies criminelles vaincues en 1945 relèvent la tête, paradent dans les rues, font l’apologie publique de ceux qui se firent les acteurs ou complices des crimes fascistes et nazis, et – pire - retrouvent une audience qui va croissante à la faveur des crises que connaissent nos sociétés et le monde : en Europe orientale et centrale, en Europe tant du Nord que de l’Ouest. En Grèce, un parti ouvertement néonazi est entré au parlement... Dans notre pays, la xénophobie et les discours faisant des immigrés, des réfugiés fuyant les persécutions, les guerres, la pauvreté, la famine, les responsables de maux que connaît notre société - tels le chômage ou l’insécurité - ne sont plus que la seule marque de l’extrême-droite mais ont contaminé hélas nombre de discours.
 
  Dans ce contexte, les valeurs humanistes, démocratiques et patriotiques pour lesquelles luttèrent les Résistants et que symbolisent les figures emblématiques de Jean Moulin et du Général de Gaulle, cette aspiration à une France et à un monde meilleurs, plus justes et solidaires dont ils furent porteurs - et qu’à exprimé le Programme du Conseil National de la Résistance  - restent plus que jamais d’actualité.
 
  C’est pour assurer leur nécessaire transmission aux jeunes générations, pour répondre à leur besoin de connaissance, de repères et de mémoire qu’avec l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance, qui fut il y a une vingtaine d’années à l’origine de sa proposition et n’a cessé depuis de lutter pour sa réalisation, nombre d’autres Associations d’anciens Résistants, d’anciens Déportés et du Monde Combattant, l’Union Française des Associations de Combattants - l’UFAC - qui rassemble les principales d’entre elles, ont demandé l’instauration d’une Journée Nationale de la Résistance le 27 mai, moment privilégié du passage de cette mémoire aux générations contemporaines, en même temps que d’hommage à la place de la Résistance dans l’histoire de notre pays, d’hommage aux Résistantes et Résistants qui ont lutté et trop souvent sont tombés pour sa liberté dans la France occupée et dans les camps de la mort.
 
  Depuis le 19 juillet 2013,  par une loi promulguée par M. le Président de la République, cette Journée Nationale de la Résistance, célébrée le 27 mai, est inscrite désormais dans le calendrier mémoriel officiel de la Nation. 
 
  Rappeler, chaque 27 mai, plus particulièrement dans les établissements scolaires, les valeurs humanistes, démocratiques et patriotiques qui inspirèrent le combat de la Résistance s’inscrit non seulement dans le devoir de mémoire à l’égard de ceux qui ont combattu, et souvent sont tombés pour la Liberté, mais est aussi répondre au besoin de mémoire des jeunes générations.
 
  S’adressant le 8 mai 2015 aux lauréats nationaux du Concours National de la Résistance et de la Déportation, Louis Cortot, Compagnon de la Libération, Président de l’ANACR leur délivrait ce message : « Réfléchissez, n’acceptez pas les injustices, agissez. Pas parce que vous êtes sûr de réussir, mais parce que c’est juste : c’est cela avoir un idéal.
 
  «Restez toujours vigilants. Intéressez-vous à ce qui se passe en France, en Europe, dans le monde. Tout vous concerne.
 
  «Défendez vos droits, mais ayez aussi conscience de vos devoirs 
 
  «Vous pouvez le faire. J’ai confiance en la jeunesse
 
  C’est cela l’esprit de la Résistance.
 
  La Présidence de l’ANACR
 
  Cécile ROL-TANGUY                             Henriette DUBOIS                                     Pierre MARTIN

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N O U V E A U
Les Amis du musée de la Résistance de Limoges
viennent de créer leur site. Vous pouvez y accéder par le lien ci-dessous:


http://les-amis-du-musee-de-la-resistance-de-limoges.com/
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