LES INFOS:

Site internet: www.anacr-haute-vienne.com
Adresse de messagerie ANACR: anacr87@orange.fr



Réunion du Comite Départemental
de la Haute Vienne

Samedi 07 décembre 2019 à 9 heures
Salle n° 6 - 1er étage
Espace associatif
40 rue Charles Silvestre

87100 Limoges

PROCHAINE REUNION : le samedi 04 janvier 2020
________________________________________________________
NOUVEAU
L'association des Créateurs et Amis du musée de la première brigade
de Peyrat-le Château, vient de créer son site.
Lien ci-dessous
http://musee-resistance-peyrat.fr/

_________________________________________________________
Nous créons une nouvelle rubrique
LA SAGA DES PLAQUES

Nous y proposerons périodiquement des notices biographiques de Résistants auxquels nos localités ont rendu hommage en donnant leur nom à des rues, places ou édifices publics.
Nous commençons par la biographie d'Eugène PINTE, honoré à Aixe-sur-Vienne

_______________________________________________________

 

CONTRE LA DECLARATION REVISIONNISTE DU PARLEMENT EUROPEEN


Le 1er février 2006, suite à l’adoption le 25 janvier précédant par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe d’une «Résolution 1481» assimilant dans l’un de ses attendus les ex-régimes communistes d’Europe orientale et centrale au régime nazi, l’ANACR, «sans cautionner pour autant les régimes qui, avant comme après-guerre, s’en sont réclamés, ainsi que les graves atteintes aux libertés et aux droits de l’homme qu’ils commirent en son nom, s’élev[ait] fermement contre les tentatives d’assimiler l’idéal communiste à l‘idéologie nazie, tentatives qui – telle celle récemment menée à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe - n’ont d’autre objet ou pour conséquence que de relativiser le caractère monstrueux et la spécificité du nazisme». Et rappelait qu’«au nom de leur idéal, des millions de communistes, tant dans les pays occupés par les nazis, l’Italie fasciste ou le Japon, qu’en Allemagne même et dans les autres pays fascistes, ont, fraternellement unis aux autres résistants de toutes opinions démocratiques, lutté avec eux pour abattre la «bête immonde», et que des centaines de milliers voire des millions d’entre eux ont donné leur vie dans ce combat pour la Liberté et la dignité humaine. Elle rappel[ait] aussi le rôle capital de l’Union soviétique aux côtés des alliés américains, britanniques et français dans la victoire sur l’Allemagne hitlérienne et le fascisme japonais».
 

Treize ans plus tard, se référant explicitement à cette «Résolution 1481» du Conseil de l’Europe, le Parlement de l’Union européenne, dans sa session du 19 septembre 2019 – a récidivé, en adoptant une déclaration «sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe» concernant le Pacte germano-soviétique d’août 1939, dont c’est le 80ème anniversaire et qui est présenté en ces termes comme étant le responsable de la 2ème Guerre mondiale : «la Seconde Guerre mondiale, conflit le plus dévastateur de l’histoire de l’Europe, a été déclenchée comme conséquence immédiate du tristement célèbre pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939, également connu sous le nom de pacte Molotov-Ribbentrop, et de ses protocoles secrets, dans le cadre desquels deux régimes totalitaires ayant tous deux l’objectif de conquérir le monde se partageaient l’Europe en deux sphères d’influence»…
 

Les députés européens – dont hélas des Français n’étant pas tous du Rassemblement national - ayant signé ce texte ont ainsi escamoté l’Anschluss de l’Autriche par le Reich en février 1938, l’occupation des Sudètes tchécoslovaques abandonnés en octobre 1938 à Hitler lors de la Conférence de Munich par la France et la Grande-Bretagne, le démembrement de la Tchécoslovaquie et l’annexion au Reich de la Bohême-Moravie en mars 1939, mais aussi les agressions italiennes contre l’Ethiopie en octobre 1935 et contre l’Albanie en avril 1939, du Japon contre la Chine en 1937, tous événements intervenus avant la signature du Pacte germano-soviétique… Pensent-ils que ces événements n’auraient aucun rapport avec la Seconde Guerre mondiale ? Si tel était le cas, ce serait plus que navrant, affligeant !

Ce texte du Parlement européen du 19 septembre 2019 constitue de fait un véritable manifeste d’écriture révisionniste de l’Histoire, qui a soulevé dans la plupart des pays de l’Union Européenne l’indignation non seulement des anciens combattants contre le nazisme et le fascisme, mais aussi celle de femmes et d’hommes de diverses sensibilités de toutes générations soucieux de vérité historique, de ne pas voir banalisée la spécificité génocidaire du nazisme en la diluant dans le concept de totalitarisme, d’élus de toutes tendances démocratiques ainsi que de très nombreux historiens spécialistes de la Seconde Guerre mondiale.
 

La «Fédération Internationale des Résistants» («F.I.R.»), qui rassemble 38 associations d’anciens Résistants et de passeurs de mémoire des valeurs et combats de la Résistance – dont l’ANACR - de 24 pays européens et Israël, a publié le 24 septembre dernier à propos de cette Résolution du Parlement européen la déclaration suivante, à laquelle l’ANACR – qui réitère sa condamnation du 1er février 2006 - s’associe pleinement : «La FIR et ses fédérations membres ne peuvent approuver cette résolution en aucune façon. Le texte de la déclaration [du Parlement européen] n'indique pas l'avenir de l'Europe, mais constitue un retour idéologique aux pires moments de la guerre froide… »


L’ANACR

Le 15 novembre 2019

______________________________________________________

LUTTER CONTRE L’ANTISEMITISME ET TOUS LES RACISMES

Depuis que l’extrême-droite a été portée au début des années 1970 sur les fonts baptismaux par les héritiers directs des fascistes et collaborateurs de la période noire de l’Occupation de notre pays, le discours raciste a connu une expansion à la mesure du développement de son influence électorale. D’autant plus que d’autres forces politiques, par conviction ou surenchère démagogique à visée électorale, en ont repris les thèmes, contribuant ainsi à la diffusion du poison.
 
  Les immigrés ont été ces dernières décennies constamment visés par ce discours raciste et xénophobe, un discours qui a pris ces dernières années une ampleur et une virulence inégalées alors que se développaient d’importants mouvements migratoires de populations fuyant la misère, la répression, la guerre. En ont été la cible des immigrés venus d’Afrique Noire, des Arabes et Kurdes du Proche-Orient et du Maghreb, d’Asie du Sud mais aussi des Roms venus d’Europe centrale, orientale et balkanique.
 
  Depuis ces dernières années a resurgi, en s’appuyant de manière contemporaine sur la crise sociale, la dégradation des conditions de vie de la population de notre pays et sur le contexte du conflit du Proche-Orient, un discours raciste, puisant ses racines dans l’antisémitisme de l’Affaire Dreyfus, des ligues fascistes de l’entre-deux guerres et du régime pétainiste, et qui, reprenant les poncifs les plus éculés faisant de tous les Juifs des gens riches, les désigne comme les véritables détenteurs du pouvoir économique et les manipulateurs complotistes du pouvoir politique, les solidarise indistinctement avec la politique d’Israël au Proche-Orient notamment dans sa négation des droits nationaux du peuple palestinien.
 
  Ce discours raciste anti-Juifs, antisémite, est une falsification intolérable de la réalité dans ses dimensions historiques, sociologiques, politiques, il a hélas déjà tué dans notre pays. Ces crimes odieux, qu’illustre le sort tragique d’Ilan Halimi, des enfants de l’école juive de Toulouse, de Sarah Halimi et Mireille Knoll, dont les auteurs et complices doivent être  le plus sévèrement punis, quelles que soient leurs motivations, auxquelles aucune perversion de raisonnement ne peut apporter la moindre justification, doivent cesser ; il faut les condamner avec la plus grande énergie et manifester la plus grande vigilance à l’encontre des discours et actes antisémites, particulièrement dans un pays comme le nôtre où, dans un passé pas si lointain, ils ont fait des dizaines de milliers de victimes.
 
  Le combat contre l’antisémitisme, contre tous les racismes et la xénophobie, doit être une préoccupation de tous, en premier lieu des pouvoirs publics, des médias et du système éducatif. A l’ignorance et aux préjugés tenaces il faut opposer la connaissance. Ainsi, la communauté juive est, comme d’autres, une composante fondatrice du peuple français depuis le haut-Moyen âge, et il est inacceptable que quiconque, quelle que soit son idéologie, prétende que les Juifs ne sont pas des Français comme les autres et  dise que leur place serait ailleurs que dans leur pays.
 
  L’ANACR est porteuse de la mémoire des combats de la Résistance, qui rassembla dans ses rangs des femmes et des hommes qui croyaient au ciel dans la diversité de leurs religions ou qui n’y croyaient pas, qui étaient Français de naissance ou immigrés, naturalisés ou non, mais qui partageaient le même idéal antifasciste, démocratique, humaniste et antiraciste. Ce combat  reste aujourd’hui pleinement le sien.

 
L’ANACR
Le 18 février 2019
 
____________________________________________________________________________________________       



Hommage à Louis CORTOT
 
                                                    
  
Louis Cortot naît le 26 mars 1925 à Sombernon (Côte d’Or) d’une famille républicaine. Son père est artisan  ferblantier.
   En 1937, il s’installe avec sa famille en région parisienne à Saint-Cloud. Il passe son certificat d’études et fréquente le club d’aviation populaire de Boulogne Billancourt, aventure qui le passionnera.
 
   Etudiant en école professionnelle au début de l’occupation, il s’engage - 15 ans - dans la Résistance début 1941 avec son frère aîné. Il participe à l’action directe au sein de l‘Organisation Spéciale du Parti communiste (récupération d’armes, distribution de tracts, coupure de lignes téléphoniques). Il doit arrêter ses études et devient ajusteur. Il fabrique alors à l’usine les bombes qu’il utilise dans ses actions de Résistance.
   En 1942, avec son groupe, il réussit de nombreuses opérations en région parisienne (déraillement d’un train de tanks des usines Renault, sabotage d’un transformateur-disjoncteur, grenadage d’un convoi de Jeunesses Hitlériennes, destruction à l’explosif du bureau du Rassemblement National Populaire à Boulogne-Billancourt et du bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne à Courbevoie, attaque à la bombe de la Maison de la Gestapo à Paris).
   En 1943, il devient chef de groupe et participe en novembre au sabotage de la centrale électrique d’Issy-les-Moulineaux.
   En janvier 1944, il rejoint les FTP de Seine-et-Marne et participe à l’implantation d’un maquis à Saint-Mammès. Il prend part aux attaques de convois allemands. Il est chargé des liaisons entre les états-majors FFI de Seine-et-Marne et de Paris. Le 25 août 1944, lors des combats de la Libération de Paris, il est très gravement blessé au visage.
   Le 11 novembre 1944, convalescent, il est décoré de la Croix de la Libération par le Général de Gaulle à l’Arc de Triomphe.
 
   Après la fin de la guerre, il retourne à la vie civile, d’abord comme ajusteur puis dans la branche aéronautique du groupe Dassault.
   Il milite à l’ANACR et en devient président national en 2004. Il s’investit en particulier pour la reconnaissance officielle d’une Journée Nationale de la Résistance le 27 mai. Il aura la joie de voir cette revendication aboutir par loi du 19 juillet 2013.
   Il décède le 5 mars 2017. Les honneurs militaires lui sont rendus aux Invalides. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris dans le caveau de l’Ordre de la Libération. Il était aussi Grand Officier de la Légion d’Honneur. 
 
   En 2015, lors de la remise des prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation, Louis Cortot disait aux jeunes lauréats : « Réfléchissez, n’acceptez pas les injustices, agissez. Pas parce que vous êtes sûrs de réussir mais parce que c’est juste : c’est cela avoir un idéal ».
   Ceux d’entre nous qui ont eu la chance, l’honneur et le bonheur de le côtoyer n’oublieront pas sa modestie, sa chaleur humaine, sa simplicité et son humour malicieux.
   Merci Monsieur, merci Louis. Nous ferons tout notre possible pour continuer votre combat.  
________________________________________________________
N O U V E A U
Les Amis du musée de la Résistance de Limoges
viennent de créer leur site. Vous pouvez y accéder par le lien ci-dessous:


http://les-amis-du-musee-de-la-resistance-de-limoges.com/
---------------------------------------------------------------------------------------
 
Nombre de visiteurs :